*1958 in Zug
Ausbildung
Berufsausbildung zur Grafikerin in Zug / pebra advertising / Landis & Gyr / mit Kunstgewerbeschule in Zürich
Illustration, Ecole des Arts Décoratifs, Strasbourg
Lehrdiplom für Berufsschulen, Institut Fédéral des Hautes Etudes en Formation Professionnelle, Lausanne
Grafik und Illustration
1980-1990 Théâtre Populaire Romand, La Chaux-de-Fonds
2001-2002 Beck Grafik & Werbung, Rüti
Verschiedene Mandate: Centre Dramatique National, Dijon /
Editions d’en Haut / Bibliothèque des Jeunes / Service d’aide familiale /
Solidarité Femme / Zen / Les Verts, La Chaux-de-Fonds / Manoir de Martigny / Théâtre Tumulte, Neuchâtel
Pädagogik
seit 1988 Berufsschullehrerin, Grafik und Illustration, Kunstgewerbeschule La Chaux-de-Fonds
2001 Zeichnungslehrerin, Sekundarschule Wald
2014 Zeichnungslehrerin, Sekundarschule Oberarth
Affiches Suisses primées par le Département fédéral de l’intérieur, 1985
Internationaler Theaterplakat Wettbewerb, Osnabrück, 1986
12e Biennale internationale de l’affiche de Warsovie, 1988
13e Biennale internationale de l’affiche de Warsovie, 1990
Das Plakat in der Schweiz, Edition Stemmle, 1991
Exihibition of modern swiss posters, Ogaki Japon, 1995
Biennale international de l’affiche, Toyama, Japon, 1991
18e Biennale international de l’affiche, Warsovie, 2002
Dans les théâtres
(…)
Le Théâtre Populaire Romand a son affichiste attitrée. Née à Zoug, mais établie très tôt à La Chaux-de-Fonds, Erika Stump (1958) réalise les affiches de la troupe pendant une dizaine d’années grâce à la confiance que lui témoigne Charles Joris. Le fondateur du TPR est convaincu de l’importance de l’affiche dans la promotion d’une pièce, estimant qu’elle est déjà une part de la représentation.
Le talent d’Erika Stump éclate avec l’affiche annonçant le Festival du TPR à Neuchâtel, en 1983: celle-ci montre un personnage de la Commedia dell’arte survolant la ville de Neuchâtel. Le succès de cette composition incitera l’artiste à reprendre le même thème pour les Festivals de 1987 et 1989 en représentant d’autres figures théâtrales. Si le message de ces trois affiches est d’une grande lisibilité, il n’en est pas de même de toutes les créations de l’artiste. Certaines intriguent et forcent à réfléchir.
Erika Stump donne ainsi une interprétation très personnelle des Voisins, la pièce déroutante de Michel Vinaver qui met en scène deux familles liées par des rapports de voisinage d’une étrange complexité. Réalisée en 1989, cette affiche est distinguée en 1990 par le Jury de la treizième Biennale de l’affiche de Varsovie, comme d’autres travaux de la créatrice chaux-de-fonnière, habituée des grands rendez-vous Internationaux réunissant les meilleurs affichistes de la planète.
Michel Schlup “L’affiche neuchâteloise de la reforme au cap du 21e siècle.”
Cértificat de Travail de Charles Joris, Théâtre Populaire Romand
Erika Stump a été engagée en tant que graphiste au Théâtre Populaire Romand, du 18 août 1980 au 31 décembre 1990, date à laquelle elle a quitté le TPR, libre de tout engagement, désireuse de vivre d’autres aventures.
Au début de l’année 1980, le Théâtre Populaire Romand était à la recherche d’un graphiste. Depuis son arrivée à La Chaux-de-Fonds, au ler janvier 1969, ses activités s’étaient intensifiées. Les spectacles créés par sa compagnie propre, metteurs en scène, acteurs, scénographes, techniciens, régisseurs, prolongeaient leur existence en de longues tournées, en France, et en Suisse allemande, particulièrement. Dans l’arc jurassien, le TPR prenait part, au plan théâtral, à une intense animation culturelle populaire. À La Chaux-de-Fonds même, une biennale des arts du théâtre rassemblait des théâtres du monde entier, novateurs ou traditionnels. Le festival de plein air, à Neuchâtel-ville occupait l’été de «l’entre année».
On imagine que les tâches d’Erika Stump furent durant dix ans, dans un tel contexte, variées, multiples, et passionnantes. Créer des spectacles, trois à quatre par année, c’était une chose, leur donner une image à la fois attirante et fidèle à leur propos, c’en était une autre, qui demandait, avant même qu’ils ne soient créés, de l’intuition, de la confiance, …une foi visionnaire. Mais les affiches, les papillons, le papier à lettre et les cartons d’invitation n’étaient pas tout, le TPR éditait régulièrement, de plus, des livres, formant sa collection répertoire de pièces, des journaux tendant à définir et à mettre en perspective critique ses conceptions dramaturgiques, sa pratique de mise en scène; et à citer dans le théâtre contemporain, européen ou des autres continents, des exemples, des modèles particulièrement enthousiasmants, à les décrire, à les mettre en valeur par le texte et l’image.
On peut le dire, la collaboration d’Erika Stump à la large et chaleureuse diffusion de cet «esprit de la troupe», fait d’invention et de courage, de sincère reconnaissance amicale et généreuse de ses publics réels, fut d’importance considérable.
En témoignent, par ailleurs, les distinctions qu’elle obtint, par exemple à la 13e biennale de l’affiche à Varsovie, pour «ses qualités graphiques, sa recherche esthétique, l’expressivité de chaque message»; ou à l’exposition au Japon, dans la ville d’Ogaki, de quatorze designers suisses, dont elle eut l’honneur de faire partie. Ou encore, ses trois affiches primées au concours d’affiches de théâtre, à Osnabrück, en Basse Saxe allemande.
À titre un peu plus personnel de directeur-animateur du TPR, j’ajoute enfin le plaisir que fut pour moi de travailler au quotidien durant dix ans, avec une Erika Stump, très jeune encore, confrontée pour la première fois avec les mystères de l’âme romande, avec les bouillonnements et les rythmes insensés, les plans sans cesse chahutés, les contradictions éhontées de la fantaisie régnante, – l’état normal des saltimbanques, quoi! – et de la voir non seulement résister très bien, sans perdre ni calme poli, ni fermeté, parfois même avec quelque secrète ruse, mais encore progresser dans l’acquisition des techniques, dans la gestion délicate des plannings, dans l’enrichissement de son (donc de notre) imaginaire.
La Chaux-de-Fonds, le ler novembre 2005.
Charles Joris
Directeur du Théâtre Populaire Romand